Résumé

L'union conservatrice (Nouvelle… (1878)

“ La comtesse d'Arsac était pour ma mère ce que le chevalier de la Jaunerie avait été pour mon père elle aussi avait reporté sur le fils de son amie une affection quasi-maternelle qui se traduisait généralement en tentatives matrimoniales. Mme d'Arsac partageait, en effet, avec la plupart des femmes de son âge et de sa position (elle était veuve, riche, n'avait que des neveux, une soixantaine d'années et de magnifiques cheveux blancs) : je veux dire l'innocente manie de marier les gens. La passion de faire le bonheur de son prochain la dévorait. ”
Source : Gallica

L'union conservatrice (Nouvelle… (1878)

“ Tout ce qui mérite d'attirer l'intelligence, tout ce qui est capable d'élever l'âme, était cher à ce digne gentilhomme, à ce rural qui vivait à plus de cent lieues de Paris. Je faisais dans son esprit et dans son coeur un voyage de découverte; la justesse de l'un, la droiture de l'autre m'enchantaient, et je m'instruisais à cette école. Mais jamais, hélas! M. de la Jaunerie ne me paraissait si intéressant ni si bon que lorsqu'il me racontait ses rencontres avec Mademoiselle Lebertin dans quelque chaumière désolée. ”
Source : Gallica

L'union conservatrice (Nouvelle… (1878)

“ Marie baissa pieusement les paupières du vieillard. Le curé s'approcha d'elle : « Partez, Mademoiselle, lui dit-il, votre présence n'est plus nécessaire ici ; je vais rester à veiller le mort; mais il est tard et l'on doit être inquiet au château. Allez, et soyez bénie; vous avez ouvert le ciel à une âme, cela vous portera bonheur. » — Et vous aussi, Monsieur, ajouta-t-il en se tournant vers moi.
Nous sortîmes ; je détachai Erèbe frémissant et j'aidai sa maîtresse à le monter. Nous prîmes ensemble une course rapide dans la direction du Chêne.
”
Source : Gallica

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