Résumé

Alexandre Pilenco Les moeurs du suffrage universel en France… (1930)

« Personne ne vote, écrit un gouverneur de bonne foi ; aucun électeur ne paraît devant les bureaux gravement assemblés ; après la clôture des opérations, l'unanimité des suffrages est acquise à un seul candidat, l'ami du bureau ». « Il y a 60.000 électeurs inscrits — dit M. d'Estournelles — sur le papier; mais en fait il n'y a qu'un seul votant » (un roitelet local) . « De pareilles élections tiennent à la fois de la farce et du crime : elles sont grotesques, lamentables et odieuses. »
Source : Gallica

Alexandre Pilenco Les moeurs du suffrage universel en France… (1930)

Ce mode d'élection ne favorise pas le relèvement des moeurs électorales. Plaçant devant les électeurs un homme et non un parti, le scrutin d'arrondissement augmente le rôle de l'élément personnel, de la personnalité de celui qui se présente à la députation, avec tout ce que chacun traîne derrière soi de défauts et d'erreurs. Certes, la majorité des candidats appartiennent actuellement à des partis plus ou moins fortement organisés, à des tranches de la vie politique du pays suffisamment délimitées dans leurs doctrines et par leurs précédents.
Source : Gallica

Alexandre Pilenco Les moeurs du suffrage universel en France… (1930)

Le scrutin une fois terminé, l'urne doit-elle être ou bien immédiatement dépouillée, ou bien mise en sûreté ? — « Les urnes, expliquait-on dans l'Hérault, ont une tendance extraordinaire à s'envoler, à se transformer, à se substituer les unes aux autres, dès qu'on les perd de vue ; quand une urne se transforme, elle est toujours beaucoup moins bonne pour l'opposition après la métamorphose » (18) .
Enfin, si tous ces procédés ne donnent pas le résultat voulu, il ne reste plus au président du bureau que de provoquer une bagarre, pendant laquelle on démolit l'urne avec tout ce qu'elle contient.
Source : Gallica

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