Alexandre Pilenco, Les moeurs du suffrage universel en France… (1930)
“ « Personne ne vote, écrit un gouverneur de bonne foi ; aucun électeur ne paraît devant les bureaux gravement assemblés ; après la clôture des opérations, l'unanimité des suffrages est acquise à un seul candidat, l'ami du bureau ». « Il y a 60.000 électeurs inscrits — dit M. d'Estournelles — sur le papier; mais en fait il n'y a qu'un seul votant » (un roitelet local) . « De pareilles élections tiennent à la fois de la farce et du crime : elles sont grotesques, lamentables et odieuses. » ”
