Résumé

J.-B.-L. Taillefer Commentaire de la loi du 5 mai 1855 et des articles 18… (1868)

Le gouvernement, de son côté, est armé de tous les pouvoirs qui importent à la sûreté de l'Etat et à l'ordre de la société. Le recrutement de l'armée, le vote et la levée de l'impôt, l'administration de la justice, la gestion des intérêts généraux : tout ce que poursuivait l'ancienne société française se trouve garanti par un ensemble d'institutions qui puisent une nouvelle force dans les mœurs publiques. Ainsi, la nation jouit tout entière et d'une manière bien plus complète, de ce que les chartes attribuaient, à titre exceptionnel, aux habitants des communes.
Source : Gallica

J.-B.-L. Taillefer Commentaire de la loi du 5 mai 1855 et des articles 18… (1868)

Nous le concevons: ils sont électeurs, et, à ce titre, ils ont leur pleine et entière liberté. Mais, à leur titre de candidats, ils n'ont point d'autorisation à accorder au corps électoral.
Les élections municipales ne sont pas affaire de camaraderie : c'est le suffrage universel s'affirmant librement. Les électeurs, pas plus que les candidats, ne sont engagés par aucun lien de solidarité. Une liste de candidatures n'est pas un tout indivisible, s'imposant tyranniquement du commencement jusqu'à la fin.
Source : Gallica

J.-B.-L. Taillefer Commentaire de la loi du 5 mai 1855 et des articles 18… (1868)

L'excès de pouvoirs est flagrant, monstrueux. Les autres électeurs n'ont aucun moyen de se pourvoir pour empêcher le mal de se consommer. Le bureau de l'assemblée est bien obligé de s'incliner lui-même. La Cour de cassation, valablement saisie, aura brisé ces décisions illégales. Le nombre de ces faux électeurs, indûment improvisés, aura pu avoir, en fait, une influence décisive sur l'élection, et il faudra s'incliner devant un pareil abus, parce que ces individus, qui ont voté, étaient porteurs de décisions judiciaires !
Source : Gallica

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