Ricard de Saint-Hilaire, Le Moine et le Philosophe
“ Soins inutiles, ni souvenir pour le moine, ni regard pour les Africains ! L’Arabe aussi n’était plus libre. Errant sur la terre, il avait rêvé l’amour sans jamais le connaître. Son âme tendre s’occupa de tout avec tendresse. Il aima vivement sa gazelle, il chanta Léïla comme la chantait le poëte de la tribu, il soupira pour la sœur du calife avec toute l’ardeur de Giaffard, il sentit pour le prophète tous les transports d’un cœur dévoué ; il voit Laurette ! l’amante du poëte et la sœur du calife, et sa gazelle et Mahomet sont encore dans sa mémoire et ne sont plus dans son cœur. ”
