Résumé

Le diable peint par lui-même

Le Diable, qui l'entendit, eut la malice de jeter un aspic dans le puits de saint Dorothée. Palade, l'ayant vu, en fut tout effrayé, et courut dire à son maître: Nous ne pouvons plus boire, mon père, j'ai vu un aspic au fond du puits.—Si le démon jetait des serpens venimeux dans toutes les fontaines, répondit le saint, vous ne boiriez donc jamais?... Il sortit en même temps de sa cellule, tira lui-même de l'eau, et en but, après s'être signé.—Faites comme moi, ajouta-t-il: le Diable est sans force devant un signe de croix.
Source : Gutenberg

Le diable peint par lui-même

«Voici la chose en deux mots, répondit le démon; ils vont tard aux offices, et en sortent de bonne heure; ils dorment la grasse matinée, et ils s'occupent la nuit de pensées charnelles; ils mangent plus qu'ils ne doivent, quand ils sont au réfectoire; ils se disputent dès qu'ils peuvent parler, et jasent comme des pies dans les momens de silence. A des gens moins fins que vous, on dirait que tous ces défauts sont de l'essence de l'homme; mais vous autres théologiens, vous savez que c'est le Diable qui fait tout cela, et qu'il tente partout, hormis la chapelle et le confessionnal [123] .»
Source : Gutenberg

Le diable peint par lui-même

Ses tenailles étaient brûlantes et rouges comme le feu; il les saisit d'un tour de main, s'élance sur l'ennemi; et, malgré toute sa beauté, il prend impitoyablement la jeune fille par le nez...
Le Diable, se sentant brûlé et serré d'un poignet vigoureux, pousse un grand cri, cherche à battre en retraite, mais en vain: aucune force humaine ou diabolique ne peut le tirer des tenailles de Dunstan. Il reprend sa figure infernale, appelle tous les Diables à son secours, agite ses cornes, frappe l'air de sa queue, de ses poings, de ses cris, et se met sur les dents, sans avoir rien fait qui vaille.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature