Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Le Moyen-âge et la Renaissance… (1848)

Quel mouvement tumulteux dans l'Europe entière! Quelle vie ardente s'est développée dans ces cités qui naguère rampaient, silencieuses et mornes, au pied du château de leurs maîtres! Au douzième siècle comme au dixième, un fait capital domine la situation. Tout à l'heure, c'était l'extension envahissante de la féodalité; maintenant, c'estla réaction des villes contre les châteaux féodaux; c'est l'esprit de cité
renaissant sous la forme de l'esprit bourgeois, qui, ainsi que la France elle-même, emprunte un nom teutonique pour réagir contre le régime issu de la conquête des Teutons.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Le Moyen-âge et la Renaissance… (1848)

La Superstition était partout, dans les palais comme dans les cabanes, dans lies villes comme dans les champs, en France et dans tous les pays de l'Europe: elle participait à tous les actes et même à tous les sentiments de la vie religieuse et privée. Elle embrassait, comme le serpent, l'arbre de la science, et elle en dévorait les fruits, jusqu'à ce que la Vérité eût mis fin à son règne , en écrasant sous ses pieds la tête du monstre qui s'était réfugié pendant tant de siècles au fond des ténèbres du Moyen Age.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Le Moyen-âge et la Renaissance… (1848)

« Les songes ne sont que mensonges! murmura-t-elle en se signant. — Qu'avez-vous donc songé? lui demanda son mari. — Je songeais qu'on vous donnait un coup de couteau sur le petit degré du Louvre! répondit-elle. — Loué soit Dieu que ce n'est qu'un songe! reprit le roi.» Henri IV n'avait pas encore eu le temps d'oublier ce songe, lorsqu'il fut frappé d'un coup de couteau par Ravaillac, dans la rue de la Féronnerie.
La mort de Henri IV est, au reste, une de celles qui furent précédées et accompagnées
de toutes sortes de présages, comme jadis celle de Jules César.
Source : Gallica

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