Fête des Fous

Définition et enjeux

Portrait de Laurent Tailhade Laurent Tailhade Les saisons et les jours (1917)

Tel usage — usage héréditaire, conservant jusqu’à nous les traditions du polythéisme — ressuscitait pendant la trêve de Noël. Entre autres, la Fête des Fous, la Messe de l’Ane, la Danse des Morts, qui, jadis, eurent place à côté de la liturgie orthodoxe.
Pompes bizarres ! Nulle n’est plus caractéristique, plus traditionnelle, plus véritablement religieuse que la Fête de l’Ane, dont voici quelques traits.
Source : Gutenberg

Joséphine Amory de Langerack Histoire anecdotique des fêtes et jeux populaires au moyen-âge (1870)

La fête de l'âne. La féte des fous. La processien du renard. La procession du boeuf gras en 1739.–Le boeuf gras dans la grande salle du palais. Arlequin et Polichinelle. Le carnaval en divers pays.
Il en faut convenir l'hiver ne serait peut-être pas supportable, sans les belles fêtes de l'Eglise qui échelonnent notre calendrier de cette partie de l'année, sans les veillées du foyer et sans les joies du bal..Aussi sans doute est-ce pour oublier les tristesses de la saison, pour tromper l'ennui des jours de pluie et de brouillard, qu'on a inventé les divertissements du carnaval.
Source : Gallica

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel Les rues du vieux Paris : galerie populaire et pittoresque (1879)

Deslyons, en citant ce passage, rapproche de la même coutume celle de la bûche de Noël.
moins à être célébrée dans le peuple avec un entrain extra: ordinaire, même après que la fête des Fous, qui l'avait déshonorée si longtemps par ses bouffonneries sacrilèges, eût disparu. Les marchands de chapels de fleurs remplissaient les rues, colportant et criant ces gracieux couvrechefs dont les convives du festin se coiffaient et coiffaient les bouteilles ce jour là (1) . Le bruit retentissant des rires, des acclamations, des verres heurtés les uns contre les autres, perçait les portes et les fenêtres
Source : Gallica

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