Scipion Fougasse

Élements biographiques

Scipion Fougasse,  Chez une femme illustre, suivi de quelques souvenirs de l'auteur… (1866)

“ L'exil engendre toujours l'exil.
A dater de la mort de Lucien, la princes se de Canino ne fut plus que l'urne funèbre de la mémoire de son mari, ne trouvant d'autre soulagement à sa douleur que la fierté qu'elle éprouvait à faire l'éloge du grand cœur et des rares vertus de celui qu'elle pleurait.
Après cinq ans de ce deuil intérieur dont les âmes sensibles ne s'affranchissent jamais, l'illustre veuve voulut revoir, avant de mourir, cette noble terre de France, mère ingrate et frivole, toujours marâtre pour quelques-uns de ses enfants.
”
Source : Gallica

Scipion Fougasse,  Loin de la bourse (1858)

“ Le verger est le paradis de la maison de campagne ; les habitants de la ville ne se doutent pas des jouissances qu'il procure. Depuis la naissance du bouton d'où s'échappe la fleur, jusqu'à la maturité du fruit, les arbres du verger font les délices d'une maîtresse de maison et des personnes qui l'entourent; elles peuvent assister aux enfantements de la nature et suivre chaque jour ses sublimes transformations au son des plaintives mélodies du rossignol et des gazouillements de tous les hôtes de l'enclos. ”
Source : Gallica

Scipion Fougasse,  Loin de la bourse (1858)

“ Malgré la terreur que l'éclat de la foudre inspire généralement aux habitants de la campagne, notre courageuse ménagère est loin d'en être intimidée; elle accueille l'orage comme un libérateur qui va lui rendre la possession de son jardin , ses promenades champêtres, ses fleurs, ses pelouses, sa fidèle hirondelle et ses douces occupations, ou plutôt lui en créer de nouvelles; car la vendange approche, et plus d'une grappe de l'espalier réclame déjà les petits sacs préservateurs des brouillards de l'automne. Mais la vendange des vignes en espalier n'est qu'un avant-goût de la grande vendange. ”
Source : Gallica

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