Scipion Fougasse, Chez une femme illustre, suivi de quelques souvenirs de l'auteur… (1866)
“ L'exil engendre toujours l'exil. A dater de la mort de Lucien, la princes se de Canino ne fut plus que l'urne funèbre de la mémoire de son mari, ne trouvant d'autre soulagement à sa douleur que la fierté qu'elle éprouvait à faire l'éloge du grand cœur et des rares vertus de celui qu'elle pleurait. Après cinq ans de ce deuil intérieur dont les âmes sensibles ne s'affranchissent jamais, l'illustre veuve voulut revoir, avant de mourir, cette noble terre de France, mère ingrate et frivole, toujours marâtre pour quelques-uns de ses enfants. ”
