Charles Derennes,
La petite faunesse
(1918)
“ Nous nous arrêtions même parfois ; l’air sentait le roseau humide et l’herbe moite, une odeur qui évoquait le goût des joncs mâchés ; les crapauds des vergers et des jardins qui s’étalaient au delà des haies, sur notre gauche, exerçaient leurs flûtes. Les sources riveraines s’épanchaient goutte à goutte sur l’eau morte de la rivière, avec un petit bruit argentin ; quand un peu de vent parvenait à faire bouger l’image de la lune sur le Lot, on pensait à un avare remuant des pièces blanches.— Les camarades en auront fait de belles, cette nuit, me dit soudain Georges de Combrazot... ”
