Zacharie Lacasse, Trois contes sauvages
“ L’ainé est debout, sa tête s’agite continuellement, se tourne de côté et d’autre, ses yeux cherchent quelque chose, son petit cœur bat avec violence, son œil est humecté de larmes, mais l’enfant est silencieux, pas un bruit, si ce n’est de temps à autre, un soupir longtemps comprimé qui s’échappe de sa poitrine. Il tremble de tous ses membres, la fatigue l’accable, mais il tient son œil toujours grand ouvert : sa mère va peut-être passer ! Un bruit se fait entendre. Maman, est-ce vous ? dit-il, d’une voix tremblante et à peine intelligible. Pour réponse un cri rauque vint déchirer son oreille. ”
