Résumé

L'écolier converti. Lettre (1827)

Si on le mettoit en pénitence, il s'évadoit; on étoit trois ou quatre jours sans savoir ce qu'il étoit devenu, toute la famille étoit alarmée. On exhortoit mon père et ma mère à solliciter pour le faire enfermer; les ordres vcnoient, la tendresse paternelle en différoit toujours l'exécution.
On obtint pour lui, au collège de Louis-le-Grand, qui pour lors étoit sous la direction des PP. Jésuites, une des bourses fondées pour les langues orientales. Comme l'enfant avoit beaucoup d'esprit, de facilité et de mémoire, on se
persuada qu'il seroit bientôt en état de passer en pays étranger.
Source : Gallica

L'écolier converti. Lettre (1827)

Mon ami, te souviens - tu « qu'en arrivant ici du collège de » Louis - le-Grand, tu voulois cacher
» l'horreur de tes funestes éga remens, » en imputant à la dureté de tes maîtres » ta mauvaise santé? Tu disois ou on » t'avoit maltraité , mal nourri, et cent, » autres calomnies. Ton confesseur est » là, veux-tu que je l'appelle? Il exigera » sans doute qu'en présence de toute la » famille tu dises toute vérité à cet égard : » c'est un devoir et une justice.
Source : Gallica

L'écolier converti. Lettre (1827)

Sitôt qu'il me vit, il se leva , se jeta à mon cou. « Ali ! mon » ami! » Il tomba en foiblesse. Quand cet accident fut passé, il demanda à être seul avec moi; on se retira. Il me parla de deux anciens camarades dont je vous raconterai l'histoire à la fin de cette lettre.
Ensuite il ajouta : a Mon frère, je vais » mourir, je ne crains pas la mort.
Source : Gallica

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