Willie Cobb

Résumé

Willie Cobb Les deux parias (1938)

Tuer un amour, c'est peut-être plus grave que de tuer un homme. Ne hausse pas les épaules. Et fais bien attention à ce que je vais te dire. Il y a deux façons de réparer le mal que tu as fait. Ou nous arrangeons cette affaire entre Josette, toi et moi. Ou je raconte tout à Clément. Choisis...
Elle éclata en sanglots. Il la regardait pleurer, surpris. Jamais il ne lui avait vu verser une larme. La dure fille était vaincue. Alors, il la releva, lui prit les mains :
— Dis-moi pourquoi tu as fait cela, Claude.
— Parce que j'aimais Clément, gémit-elle. Je l'ai
toujours aimé...
Source : Gallica

Willie Cobb Les deux parias (1938)

Surpris, il regarda à son tour. Une silhouette venait de traverser l'espace baigné de lune, entre la barrière et la maison. Elle disparut. Une minute après, une voix cria:
— Que faites-vous, les amoureux, à la fenêtre de ce grenier, au lieu d'être dans votre chambre?
C'était Claude. Elle venait d'éteindre une petite lampe électrique qu'elle tenait dans sa main :
— Ce n'est pas raisonnable, reprit-elle d'un ton mécontent. Le moindre bruit résonne terriblement et vous allez réveiller ma tante!
— Elle a raison, dit Josette. Descendons.
C'est ce qu'ils firent, avec d'infinies précautions.
Source : Gallica

Willie Cobb Les deux parias (1938)

Clément serra sa femme contre lui et elle le sentit frissonner :
— Ne parle jamais de cela à maman, Josette. Ce pavillon est fermé, on ne le rouvrira jamais... Avant... notre malheur, on l'avait installé pour mon frère qui voulait être indépendant... Personne n'y rentrera jamais. Trop de souvenirs y sont restés, vois-tu, des souvenirs du temps où mon frère était avec nous, où il ne s'était pas laissé entraîner... Pauvre David! Quel destin que le sien et comme il a fait du mal à notre pauvre maman !
Silencieusement, elle posa ses lèvres sur les joues de son mari.
Source : Gallica

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