Willie Cobb

Élements biographiques

Willie Cobb,  Par un terrible soir... : roman sentimental inédit (1938)

“ Il regarde l'avant-scène où Chantal de Nanteuil, cramponnée au bras d'un des hommes qui l'accompagnent, crie d'une voix aiguë :
— Sauvez-moi! J'ai peur ! Guy ! Guy! A moi!
Il a un mouvement pour sauter, pour courir à elle. Mais à ce moment-là, son regard, tout à coup, croise celui de Cécile — ou, du moins, elle le croit.
Il a sauté, le voilà dans la salle. Il court, il traverse les rangs des auditeurs dont la plus grande partie est déjà sortie. Les musiciens de l'orchestre l'ont suivi. Derrière eux, les rideaux du fond de l'estrade s'enflamment et tout s'illumine d'une lueur fantastique.
”
Source : Gallica

Willie Cobb,  Les deux parias (1938)

“ Jamais le mari de Josette ne sut quel rôle avait joué Claude. D'un accord tacite, David et Josette le lui cachèrent.
Claude continuait à s'occuper de David :
— Je serais morte de honte et de chagrin si Clément avait appris la vérité, lui dit-elle un jour. Pourquoi suis-je si méchante? Je me repens, certes, de ce que j'ai voulu faire, mais on ne se refait pas en un jour, hélas! le spectacle de leur bel amour me fait mal. Il y a des moments où je les hais presque autant que je me hais moi-même.
”
Source : Gallica

Willie Cobb,  "Risette et compagnie" (1938)

“ J'ai charge d'âme. Je te l'ai dit, j'aime Risette comme... comme une sœur. Il est de mon devoir d'empêcher qu'elle se compromette bêtement.
— Robert, voyons ! dit Risette. Mais tu nous fais une scène.
— Voyons, Robert, reprit Henri à son tour, tu sais bien que je respecte infiniment mademoiselle Lydie et que jamais je ne la compromettrai...
— C'est fait, sois tranquille. Il paraît qu'on le dit dans le monde de la couture. C'est charmant. Sans compter que, toi, tu joues aussi un très vilain jeu. Aimes-tu Jeanne Brohan, oui ou non ?
”
Source : Gallica

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