Willie Cobb

Résumé

Willie Cobb,  "Risette et compagnie" (1938)

“ J'ai charge d'âme. Je te l'ai dit, j'aime Risette comme... comme une sœur. Il est de mon devoir d'empêcher qu'elle se compromette bêtement.
— Robert, voyons ! dit Risette. Mais tu nous fais une scène.
— Voyons, Robert, reprit Henri à son tour, tu sais bien que je respecte infiniment mademoiselle Lydie et que jamais je ne la compromettrai...
— C'est fait, sois tranquille. Il paraît qu'on le dit dans le monde de la couture. C'est charmant. Sans compter que, toi, tu joues aussi un très vilain jeu. Aimes-tu Jeanne Brohan, oui ou non ?
”
Source : Gallica

Willie Cobb,  "Risette et compagnie" (1938)

“ Nous avons toutes de ces petits moments de caprice et puis cela passe. On revient à celui qui vous aime réellement.
— Vous êtes bonne, vous, mademoiselle Risette.
— Mais non, répondit la jeune fille avec un sérieux impayable. Seulement, je connais la vie...
Jeanne Brohan, ce soir-là, devait se figurer la connaître bien mieux qu'elle. Pour parler brutalement, elle se figurait que « c'était arrivé ». Elle
rayonnait, passait de bras en bras avec la gracieuse condescendance d'une souveraine.
Ce ne fut qu'au bout de deux heures, de danse qu'Henri parvint à obtenir la faveur d'un slow-fox.
”
Source : Gallica

Willie Cobb,  "Risette et compagnie" (1938)

“ Jamais le jeune placier n'avait jugé ses bijoux aussi jolis.
— Oh ! dit Risette, nous allons sûrement faire des affaires... Mais je vous demande pardon, voilà des clientes. Robert, emmène ton ami, allez bavarder tous les deux, vous devez avoir tant de choses à vous dire. Allez... Je vous rejoindrai tout à l'heure.
Quand Henri se retrouva dans la petite salle à manger, il eut l'impression d'être précipité à six pieds sous terre. Tout redevenait sombre. Certaines créatures ont ainsi le privilège de créer la joie là où elles passent. Risette était de celles-là.
”
Source : Gallica

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