Antonio Huot

Résumé

Antonio Huot Le bien paternel

Maintenant, c’est la brunante : grisaille où tout se confond et où l’on commence à n’entrevoir plus que des ombres.
On est au samedi. Les charrettes des habitants de Charlesbourg, de Beauport et de L’Ange-Gardien avaient fini de défiler depuis une bonne demi-heure, la route de la Canardière allait reprendre son calme de la nuit, lorsque l’on entendit une voix crier un « bonsoir ! » retentissant au gardien de la barrière, et le roulement d’une voiture s’engageant sur le pont fit bientôt résonner le pavé.
Source : Wikisource

Antonio Huot Le bien paternel

Henri Michel resta cloué sur sa chaise. En un instant, l’ambition et le respect humain avaient vaincu le fils et le terrien.
Et Marie Latour, prétextant quelques occupations, s’était éloignée en refoulant ses larmes...
Oh ! comme ils étaient amers au cœur de Marie Latour, en ce soir de novembre où la mort de son mari lui paraissait prochaine, les tristes souvenirs de cette minute cruelle.
Imaginez ! Cette terre de L’Ange-Gardien appartenait aux Michel depuis deux cent quinze ans bien comptés. « On a les actes ! »
Source : Wikisource

Antonio Huot Le bien paternel

L’absence de capote permit, tout de suite, aux connaisseurs de distinguer dans la nouvelle venue une voiture de L’Ange-Gardien. Une lanterne, placée au fond de la charrette, permettait aux curieux de voir assez nettement les traits du conducteur de la voiture, un homme d’une soixantaine d’années qui semblait tenir les guides d’une main plutôt nonchalante, pendant qu’à côté de lui, disparaissant presque complètement sous les plis d’une épaisse couverture de laine, une femme paraissait comme écrasée sous le poids d’une fatigue très grande.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature