Julien-Modeste Hurel

Résumé

Julien-Modeste Hurel Bataille de Tinchebray, 27 septembre 1106 (1829)

Le duc de Normandie , suivi du comte de Belesme , de d'Estouteville, de Guillaume-de-Ferrière et de quelques autres grands vassaux , sort de Falaise , à la tête d'une armée peu nombreuse , il est vrai , mais pleine de courage et d'audace. Arrivé à Tinchebray, il invite le roi d'Angleterre à lever le siège ou à accepter la bataille.
Henri n'était pas d'un caractère à abandonner une proie qu'il croyait déjà dévorer. Ses conseillers avaient trop d'intérêt à dépouiller un prince qu'ils avaient lâchement abandonné, pour ne pas partager ses desseins.
Source : Gallica

Julien-Modeste Hurel Bataille de Tinchebray, 27 septembre 1106 (1829)

Le Roi s'entoura de Normands et d'Anglais.
Les troupes de Robert étaient bien inférieures 2 en nombre ; mais sa valeur , prouvéa par des prouesses immortelles sur les bords de l'Oronte 3 et dans les plaines d'Ascalôn, lui valait de nombreuses cohortes.
Ce prince aventureux comptait moins sur le nombre de ses troupes que sur son bras et le courage de ses Normands. Il confia l'avant-garde au comte de Mortain , l'arrière-garde au comte de Bélesme ; il se réserva le centre, pour mieux animer ses soldats en payant de sa personne.
Source : Gallica

Julien-Modeste Hurel Bataille de Tinchebray, 27 septembre 1106 (1829)

Les Normands , affaiblis par une première lutte couronnée du succès , n'opposent bientôt plus à ces troupes fraîches que des efforts impuissans.
Le duc de Bretagne, i à la tête de sa cavalerie , fond à son tour sur le centre, recule devant le prince normand , revient à la charge et rompt le corps de bataille.
Alors tout se mêle, tout se confond ; 3 le désespoir remplace le courage on combat corps à corps avec une rage de tigre ; la haine et la fureur qui animent les deux frères embrasent également leurs soldats.
Source : Gallica

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