Willie Cobb, Les fugitifs : roman d'amour inédit (1939)
“ Hoang-Thi, mon amour... La portière du salon, du côté opposé à l'antichambre, glissa doucement. Sur le seuil se tint un instant un être qui semblait une statuette précieuse : — Hoang-Thi, mon amour! répéta Raymond. Hoang-Thi s'avança. C'était une femme, mais si frêle qu'on l'eût prise pour une enfant. Elle était vêtue d'un large pantalon serré à la taille et d'une tunique flottante aux poignets étroits. Ses mains étaient si petites, on les devinait si fondantes qu'on ne s'étonnait pas que le bracelet ait pu glisser tout à l'heure; elles étaient terminées par des ongles démesurément longs. ”
