Résumé

Willie Cobb Les fugitifs : roman d'amour inédit (1939)

Hoang-Thi, mon amour...
La portière du salon, du côté opposé à l'antichambre, glissa doucement. Sur le seuil se tint un instant un être qui semblait une statuette précieuse :
— Hoang-Thi, mon amour! répéta Raymond. Hoang-Thi s'avança.
C'était une femme, mais si frêle qu'on l'eût prise pour une enfant. Elle était vêtue d'un large pantalon serré à la taille et d'une tunique flottante aux poignets étroits. Ses mains étaient si petites, on les devinait si fondantes qu'on ne s'étonnait pas que le bracelet ait pu glisser tout à l'heure; elles étaient terminées par des ongles démesurément longs.
Source : Gallica

Willie Cobb Les fugitifs : roman d'amour inédit (1939)

Parce qu'en Amérique, il est si facile de se marier!
Maintenant, le paquebot s'éloignait des côtes de France. Appuyé sur le bastingage, Raymond Marceau regardait s'effacer ce pays qu'il ne reverrait pas de longtemps et où il laissait Eglé. Une fois là-bas, il lui écrirait...
Un frôlement léger le fit se retourner. Son boy annamite venait de s'accouder près de lui, juste à la distance qu'il fallait pour qu'on les crut maître et domestique. Mais ils se souriaient mystérieusement, du coin des lèvres et leurs yeux se rencontraient, chargés de la même émotion.
Source : Gallica

Willie Cobb Les fugitifs : roman d'amour inédit (1939)

Adieu, prince. Retournez dans le bal. Il vaut mieux pour l'avenir qu'on ne devine pas notre complicité.
Quelques instants après, Eglé faisait prévenir son frère que, fatiguée, elle se retirait. Il lui fit répondre qu'elle voulût bien l'attendre, qu'il allait la reconduire. Drapée dans sa sortie de bal, altière, un sourire cruel sur les lèvres, elle attendit.
— Voilà donc pourquoi, se disait-elle, Bah-Nam ne s'est pas décidé à faire de moi sa femme! Peu m'importe, d'ailleurs. J'épouserai Eric Barnett et je serai milliardaire. Car Raymond épousera Jenny, ou je me trompe fort.
Source : Gallica

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