Willie Cobb

Résumé

Willie Cobb Le coeur en déroute (1937)

Jamais visage n'exprima la stupéfaction au point de celui de la jeune Mme Barclay. Constance eût été
frappée soudain devant elle d'un accès de folie furieuse qu'elle n'eût pas été plus consternée :
— Mon tuteur? répéta-t-elle. Mais, ma pauvre chérie, tu es folle! D'abord, il n'est plus jeune... et c'est l'homme le moins fait pour le mariage...
— Je l'aime! Je n'aimerai jamais que lui... et si je ne l'épouse pas, je ne me marierai pas. Et quand ma mère aura quitté ce monde, je me retirerai dans un couvent.
Peu à peu, la surprise de Janine faisait place à une folle gaîté.
Source : Gallica

Willie Cobb Le coeur en déroute (1937)

Je trouverai bien moyen d'être seule avec lui un instant. Mais il me paraît impossible qu'un homme ne t'aime pas, ma petite Constance. Es-tu jolie, ce soir!
— Grâce à toi, Janine, qui m'as offert cette robe... Elle se regardait avec complaisance. Elle était en effet singulièrement jolie, Constance Pascaud, avec son corps mince moulé dans une robe noire qu'égayait au corsage une énorme fleur rouge, et Mme Barclay se disait qu'il faudrait que le cœur de
son tuteur fut dur comme une pierre pour ne pas s'émouvoir de la tendresse que lui offrait cette ravissante créature.
Source : Gallica

Willie Cobb Le coeur en déroute (1937)

Voyons, quand voulez-vous rencontrer Constance?
Les yeux du savant s'arrondirent avec effarement: — Ah! Oui, il va falloir que je la vois...
— Dame! Naturellement, à moins que vous ne vouliez vous marier par procuration, comme les anciens rois.
Montagnet réfléchissait. Il était visiblement aux abois :
— Ecoute, Janine, ce qui m'arrive est si extraordinaire... je dois m'y habituer... Je trouve si étrange qu'elle m'aime. Evidemment, maintenant que j'y songe, je me dis que c'est inespéré, cette lumière dans ma vie. Mais je voudrais attendre quelques jours...
Source : Gallica

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