Alexandre Mayer,  Des moyens pratiques de ramener à ses limites naturelles la mortalité du premier âge en France… (1869)

“ Il est vrai que beaucoup de personnes ne trouveraient plus le moyen de mettre leurs enfants en nourrice, si de sérieuses précautions étaient prises pour empêcher la tromperie. Mais qui oserait s'en plaindre ? N'estil pas juste que la mère remplisse ses devoirs naturels vis-à-vis de ses enfants, quand elle n'est pas assez riche pour les déléguer à une étrangère, à prix d'argent, comme un service volontairement consenti ? Il en résulterait, d'ailleurs, que l'allaitement maternel serait pratiqué sur une plus grande échelle, ce que l'on doit rechercher avant tout. ”
Source : Gallica

Alexandre Mayer,  De la mortalité excessive du premier âge en France considérée comme cause de dépopulation et des moyens d'y remédier… (1873)

“ Pour obliger une mère à nourrir quand elle est dans la misère et qu'elle manque de tout, il faut nécessairement lui accorder des secours qui lui rendent possible l'obligation que vous lui imposez; mais déjà aujourd'hui l'assistance publique dépense des sommes considérables onze milions par an pour donner aux enfants pauvres des nourrices qui les laissent mourir. Ne vaudrait-il pas mieux chercher les ressources nécessaires pour les besoins de l'allaitement maternel et sauver peut-être annuellement cent mille créatures humaines qui périssent faute de soins? ”
Source : Gallica

Alexandre Mayer,  Des moyens pratiques de ramener à ses limites naturelles la mortalité du premier âge en France… (1869)

“ Et ce que ferait la Société protectrice de l'Enfance pour les nourrissons de Paris, les Sociétés du même genre, qui existent déjà dans les départements, le feraient de leur côté ; et bientôt, ces institutions se multipliant partout où il en serait besoin, on verrait se produire une diminution rapide dans la mortalité de ces pauvres petits êtres, qui succombent martyrs de la plus coupable imprévoyance. ”
Source : Gallica

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