Johann Wolfgang von Goethe

Johann Wolfgang von Goethe

Résumé

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Le Salmigondis

Fabrice. Qu’as-tu donc ?... Cela me fait mal... Cette répugnance... Si tu dois avoir un beau-frère, comme il arrivera tôt ou tard, pourquoi pas moi, que tu connais, que tu aimes ? Du moins je croyais...
Guillaume. Laisse-moi !... Je n’ai pas mes idées.
Fabrice. Je dois tout dire. Mon sort dépend de toi seul. Son cœur a de l’inclination pour moi : tu dois l’avoir observé. Elle t’aime plus que moi, je le veux bien : elle aimera son mari mieux que son frère.
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Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Le Salmigondis

Guillaume. Ce n’est pas celui d’un frère qui se contient, qui semble froid ; c’est le baiser d’un amant, à jamais et uniquement heureux... (À ses pieds.) Marianne, tu n’es pas ma sœur ! Charlotte était ta mère et non la mienne.
Marianne. Toi ! toi !
Guillaume. Ton amant !... Dès ce jour ton époux, si tu ne le dédaignes pas.
Marianne. Dis-moi comment il était possible...
Fabrice. Jouissez de ce que Dieu lui-même ne peut vous donner qu’une fois. Acceptez-le, Marianne, et point de questions... Vous trouverez assez de temps pour vous expliquer.
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Personne ne t’aime autant que moi ; personne ne peut t’aimer autant. (Guillaume essaye de parler.) Tu es toujours si réservé ! Et j’ai toujours sur les lèvres de te dire tout ce que je sens, et je n’ose pas. Dieu soit loué, que l’occasion me délie la langue !
Guillaume. Assez, Marianne !
Marianne. Tu ne m’arrêteras point : laisse-moi tout dire ! Ensuite je retournerai à la cuisine, et resterai des jours entiers assise à mon travail, et te regarderai seulement quelquefois, comme si je voulais dire : « Tu le sais ! » (Guillaume reste muet, au comble de la joie.)
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