Louis Lefebvre, Mères viriles (1938)
“ Quand il est près de vous, votre tendresse déborde : les seuls mots qui vous tentent sont ceux qui répèteront, à l'enfant bien-aimé, qu'il est, en effet, bien aimé. — Avoir son enfant près d'elle, et lui dire qu'elle l'aime, bien sûr, il n'est pas pour une mère d'autre bonheur ! — Eh bien ! cet unique bonheur, ne le poursuivez point. — Par exemple ! — En cherchant ce que vous venez d'appeler votre unique bonheur, prenez garde : vous entachez d'égoïsme votre amour. Dès lors, on peut dire qu'il est condamné, qu'il ne vit plus ; car rien ne vit de ce qui est égoïste. ”
