Louis Lefebvre

Résumé

Louis Lefebvre,  Mères viriles (1938)

“ Quand il est près de vous, votre tendresse déborde : les seuls mots qui vous tentent sont ceux qui répèteront, à l'enfant bien-aimé, qu'il est, en effet, bien aimé.
— Avoir son enfant près d'elle, et lui dire qu'elle l'aime, bien sûr, il n'est pas pour une mère d'autre bonheur !
— Eh bien ! cet unique bonheur, ne le poursuivez point.
— Par exemple !
— En cherchant ce que vous venez d'appeler votre unique bonheur, prenez garde : vous entachez d'égoïsme votre amour. Dès lors, on peut dire qu'il est condamné, qu'il ne vit plus ; car rien ne vit de ce qui est égoïste.
”
Source : Gallica

Louis Lefebvre,  Mères viriles (1938)

“ La Mère ne peut pas ne pas ignorer son ignorance.
— Vous êtes l'ennemie de toute cette force nouvelle qui s'agite dans son jeune corps, dans son cœur et dans son esprit. Il vous aime tendrement; mais la vie bouillonne en lui, et derrière son front d'enfant, naissent des pensées d'homme, et non pas les plus hautes. Vous avez entendu muer sa voix; son être entier s'est modifié pareillement: son cœur d'enfant, son cœur tout à fait pur, n'existe plus. Votre fils marche dans un chemin nouveau, entouré de tentations.
”
Source : Gallica

Louis Lefebvre,  Mères viriles (1938)

“ Le monde n'est point un hôpital, ni une maison de fous. Le monde vit sous le soleil, et, malgré ses douleurs, baigné dans la joie de Dieu. C'est ce que l'enfant doit apprendre, dans ses livres comme dans la nature, et au fond de lui-même ; il faut que tout lui confirme que la vérité est joie, et que la joie n'est que dans la paix, dans la droiture et l'amour, loin de l'égoïsme. ”
Source : Gallica

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