Résumé

Une mère féroce (1902)

Mais la mère, ivre de fureur et de férocité, lui attacha les pieds et les mains, malgré les hurlements de douleur que l'enfant faisait entendre. La petite martyre perdit connaissance sous le poids de tant de souffrances. La mère, la voyant privée de sentiment, l'empoigna, en vociférant de nouvelles injures que le corps inerte de sa fille n'entendait plus ; alors cette misérable, folle de rage devant cet abandon de la vie : « Je vais, rugit-elle, te faire ouvrir les yeux. »
Source : Gallica

Une mère féroce (1902)

Un jour chez une fruitière Qu'avait le coeur sur la main, L'enfant demande du pain. Oh ! bien grande est ma misère, De faim je me sens mourir, Daignez donc me secourir.
Si vous le voulez, madame, Me coucher auprès de vous, Je n'aurai donc plus de coups. Ma mère est méchante femme, Mon corps de coups est tout noir, Couchez-moi, vous pourrez voir.
Chez Monsieur le Commissaire On alla se plaindre enfin Que cette enfant à la fin Ne pouvait avec la mère Plus longtemps y demeurer Qu'elle finirait par la tuer.
Source : Gallica

Une mère féroce (1902)

Lorsque la justice descendit chez ce monstre sans entrailles, elle trouva la malheureuse enfant dans un caveau sur de la paille humide, sans vêtements, nue comme un ver de terre ; la pauvre martyre ne pouvait plus se tenir debout. Voici ce qui s'était passé : Pour la punir d'avoir été se plaindre de ce qu'on l'avait laissée 48 heures sans manger, la mère la cribla de coups de couteau : « Gueuse, lui disait-elle, tu me feras prendre : le commissaire va venir, si tu ne dis pas que tu as tous les vices et que c'est pour te corriger que je t'ai battue, je t'éventre. »
Source : Gallica

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