Résumé

Portrait de Dumanoir Dumanoir Belphégor, vaudeville fantastique

BRANCADOR, à Fiametta. [42] Et toi, qui me disais tout à l’heure que le diable n’était qu’un mythe !... mais si tu avais la moindre teinture de philosophie...
FIAMETTA, se tournant vers le pavillon. Cher petit Pépito !
BRANCADOR, de l’autre côté. Blanche Colombe, va ! (Il remonte.)
BELPHÉGOR, riant. Allez... allez... profitez de la lune de miel... [43] vous n’en êtes qu’au premier quartier... Et quand même, dans trois mois, par exemple... on viendrait te dire, à toi, Fiametta : pendant que tu crois ton mari endormi et rêvant de sa femme, il ne songe qu’à aller à la fête sans toi...
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Portrait de Dumanoir Dumanoir Belphégor, vaudeville fantastique

BRANCADOR. Pour son éducation, elle est parfaite... elle ne sait rien... voilà ce que c’est que d’avoir été élevée dans le meilleur couvent de Naples... Mais l’heure avance, ma femme, ne peut tarder à arriver... il faut que j’aille voir si tout est prêt... Ai-je dit de mettre deux oreillers au lit d’apparat ?...
FIAMETTA. Je n’en sais rien, monseigneur... mais il faut que je réveille Pépito... (Appelant.) Hé ! Pépito !
BRANCADOR, redescendant. Ah !... la circonstance vient de me suggérer une pensée... et une question indiscrète.
FIAMETTA. Laquelle ?
BRANCADOR. Tu aimes ton mari...
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FIAMETTA. Allons donc !... je ne crois plus rien.
BELPHÉGOR. Et si je te disais, à toi, marquis de Brancador : ta blanche Colombe, que tu crois au nid, vient de s’envoler... (On voit la fausse Honesta sortir furtivement de la droite, troisième plan, et gagner le bord de la terrasse, à droite.) Ta petite marquise a vu briller dans l’ombre un casque de carabinier. [44]
BRANCADOR, riant. Ah oui !... ce maroufle d’Alberto... continue, jeune diable, tu m’amuses.
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