Théodore de Banville,
Le Baiser Le Sang de la coupe. Trente-six Ballades joyeuses…
“ Urgèle. Oh ! cet enchantement fut assez long. Que n’est-ce Fini ? Pour retrouver la grâce et la jeunesse, Ce qu’il me faut, hélas ! je pleure en y pensant, C’est le premier baiser d’un jeune être innocent, Qui jamais, avant moi, n’ait embrassé personne. Pour rompre maintenant le charme, oh ! j’en frissonne. Il ne me reste plus qu’une heure, et mon effroi S’augmente. Le sauveur que j’attends, est-ce toi, Pierrot ? — À la blancheur nette qui le décore, Je crois que dans son cœur le lys fleurit encore. ”
