Jacques Normand

Résumé

Jacques Normand La Muse qui trotte

Les ronds de bras savants, le geste au fin contour,
Toute la pantomime exquise de l’amour !
Arlequin embrasse Colombine. Bon !... le bruit du baiser a réveillé Cassandre !...
Cassandre s’est éveillé, se dresse, querelle les deux amoureux et exécute la pantomime indiquée par les vers suivants. Le vieux jaloux se fâche... il songe à faire esclandre...
Non !... un autre moyen sera mieux employé...
Il a là, sous la main, un puissant allié,
L’or, l’or qui mène tout et gouverne le monde !
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Jacques Normand La Muse qui trotte

Du fat, sur son col droit portant droite la tête,
Et croyant bonnement, avec ses airs vainqueurs,
Au bout de sa moustache accrocher tous les cœurs ;
Alors qu’on a vingt ans, et qu’en une soirée
On doit — fût-ce un instant ! — entrevoir l’adorée,
Tu nous raconterais quel trouble, quel espoir
Battent sous le revers mince d’un habit noir,
Et comme en ces moments où la jeunesse éclate
On base le succès sur un nœud de cravate !
Oui, tu nous dirais tout, ô psyché ! — Car c’est toi
Qui donnes bon courage et confiance en soi ;
Toi qui rends la beauté plus sûre d’elle-même
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Jacques Normand La Muse qui trotte

Un bois, dans le lointain, formant un long trait noir.
Tout se tait. La nature alanguie et dolente
Semble se recueillir dans une vague attente...
Comme elle, mon esprit engourdi de sommeil,
Ne se réchauffera qu’aux baisers du soleil.
Et le voilà qui vient, le voilà, blond et pâle,
Trouant le voile obscur d’une étoile d’opale...
Et l’étoile grandit, grandit... comme un œil pur
Là-haut, timidement, sourit un coin d’azur.
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