Paul Marguerite, Revue des Deux Mondes
“ A l’avenir, nous ne jouâmes que devant un public trié ; mais notre passion n’en fut pas moins vive ni nos répétitions moins amusantes. Les soirs de représentation, je ne vivais pas. A dépouiller, l’heure venue, mes vêtements quotidiens, mon enveloppe banale ; à enfiler le maillot de Gringoire ou de Pathelin, à endosser la casaque de Pierrot, je ressentais un plaisir d’une acuité extrême, comme si, en changeant de peau, je changeais d’âme, comme si la baguette d’une fée m’eût transformé soudain en un être plus libre, plus beau, tout neuf. ”
