Résumé

Charles Perrin Notice nécrologique sur M. Gaume… (1869)

Le diocèse de Paris et, nous pouvons dire, le clergé de France, viennent de perdre dans la personne de M. Gaume, chanoine de Notre-Dame, un de leurs membres les plus recommandables sous le double rapport de la science et de la vertu. Nous regardons comme un devoir de lui consacrer cette notice. Glorifier,
après leur mort, les serviteurs de Dieu, surtout quand ils ont pris soin de se cacher, pendant la vie, aux yeux du monde, c'est glorifier Dieu lui-même, source de toutes les grâces et auteur de tous les dons.
Source : Gallica

Charles Perrin Notice nécrologique sur M. Gaume… (1869)

Depuis seize ans, M. Gaume remplissait ses laborieuses fonctions de supérieur, auxquelles s'ajoutaient celles d'official métropolitain, lorsque Son Éminence le cardinal Morlot accepta sa démission. Rendu à lui-même, sa vie se partagea entre la prière et l'étude. Malgré son âge, la faiblesse de sa santé et la distance des lieux, le vénérable Chanoine fut d'une exactitude exemplaire aux offices du chapitre. Sa douceur inaltérable, ses manières gracieuses et
polies, sa gaieté modeste, lui avaient gagné le cœur de ses confrères, à qui il
rendait en échange la plus cordiale affection.
Source : Gallica

Charles Perrin Notice nécrologique sur M. Gaume… (1869)

Avoir raison trop tôt est souvent un malheur : M. Gaume ne tarda pas à s'en apercevoir. Des personnes, respectables d'ailleurs, dont son enseignement heurtait les préjugés, réussirent à lui faire retirer sa chaire de professeur, au grand regret non-seulement des jeunes théologiens, mais des prêtres les plus distingués du diocèse, qui n'en continuèrent pas moins à suivre, dans la pratique, l'enseignement de M. Gaume.
Source : Gallica

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