Résumé

Notice historique sur M. l'abbé Vieille… (1850)

Dans les détails de la vie domestique, M. Vieille était le modèle de la politesse et de la bienveillance. Une gaieté franche ne lui déplaisait pas; un jeu animé l'intéressait dans ses récréations. Il avait l'abord ouvert, la conversation facile, l'humeur toujours égale. Jusque dans l'abandon des entretiens les plus familiers, il professait pour l'autorité cette vénération profonde, cette obéissance parfaite qui semblent d'un autre âge à notre vertu dégénérée; pour la règle, cet amour antique dont les exemples s'affaiblissent ou disparaissent chaque jour. Tousses moments étaient
comptés.
Source : Gallica

Notice historique sur M. l'abbé Vieille… (1850)

M. le curé voulait qu'entre deux pauvres, on choisît la plus rebutante, entre deux enfants exposées au mal, celle qui courait le plus de dangers. C'étaient vraiment ses filles d'adoption. Il partageait entre elles les modiques épargnes de sa charité, se plaisait à leur rendre visite, et ne se retirait jamais sans les avoir bénies avec toute l'effusion de sa tendresse. Cette communauté compte aujourd'hui trente-deux élèves. Fidèle à la pensée de M. Vieille, elle est dans l'état le plus prospère, parce qu'elle est toujours dans la condition la plus misérable.
Source : Gallica

Notice historique sur M. l'abbé Vieille… (1850)

Deux ans après, le collége de Besançon était fermé, et M. Vieille rentrait dans sa famille sans avoir achevé ses études. C'était dans les plus mauvais jours de la terreur ; les pratiques du culte étaient abolies, les églises changées en magasins ou en hôpitaux, les prêtres proscrits ou mis à mort. Ce spectacle, si propre à décourager les plus intrépides, affermit au contraire la vocation de M. Vieille. Son zèle s'enflamme à la vue des
maux causés par l'impiété.
Source : Gallica

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