Résumé

Clément Maurice Frérot Notice sur M. Magnier, ancien curé de Recey-sur-Ource… (1866)

Et quand, rentrée dans son pays natal pour y vivre comme en retraite, il lui arrivait de parler de son maître, elle ne le faisait jamais sans verser des larmes abondantes et sans rappeler sa bonté, sa piété, sa charité, et le pardon qu'il exerça envers ses ennemis.
Cette sainte fille continua à Buncey et en son propre nom les bonnes œuvres qu'elle avait l'habitude de faire au nom de M. Magnier. Nourrie chaque jour du pain des Anges à la table sainte, elle trouvait chaque jour le moyen de s'imposer quelques sacrifices pour les pauvres, les malades ou des parents nécessiteux.
Source : Gallica

Clément Maurice Frérot Notice sur M. Magnier, ancien curé de Recey-sur-Ource… (1866)

Ce fut ce même jour-là, sans doute, qu'il déclara solennellement à la messe qu'il oubliait tout ce qu'on lui avait fait souffrir, et qu'il était disposé à ne s'en ressouvenir jamais.
Réinstallé dans son presbytère, il fit, comme un nouveau curé, des visites pastorales, sans distinction d'amis ou d'ennemis; puis il se mit à l'œuvre pour réparer les ruines que la révolution avait causées.
Source : Gallica

Clément Maurice Frérot Notice sur M. Magnier, ancien curé de Recey-sur-Ource… (1866)

Ce devaient être là aussi les vertus caractéristiques du digne prêtre sur lequel nous avons essayé de recueillir quelques renseignements.
Jean-Etienne Magnier ne fut pas de ceux qui naissent à l'ombre d'une brillante fortune ou d'un nom illustre.
Son père, nommé Simon Magnier, n'exerçait qu'une modeste profession à Langres; il était marchand perruquier, dit l'acte de baptême de son fils. Mais il avait, ce qui vaut mieux que les biens et les honneurs de ce monde, il avait
la foi du chrétien et cette probité consommée qui, d'ailleurs, obtient facilement la considération des honnêtes gens.
Source : Gallica

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