Résumé

Louis-Henri-Joseph Luçon Oraison funèbre de son éminence le cardinal Richard… (1908)

MONSEIGNEUR L'ARCHEVÊQUE, MESSEIGNEURS, MES FRÈRES,
Un homme a disparu, et toute l'Église de France est en deuil. Quel émoi, quand on annonça que le saint Cardinal de Paris était en danger ! Quelletristesse, quand on apprit qu'il n'était plus de ce monde ! En ce siècle d'indifférence railleuse et de fiévreuse agitation, notre grande capitale a montré quel respect lui inspire encore le caractère sacré joint à la sainteté. personnelle.
Source : Gallica

Louis-Henri-Joseph Luçon Oraison funèbre de son éminence le cardinal Richard… (1908)

Esprit distingué, homme de foi ardente, de jugement sûr et d'austère piété, Mgr Jaquemet avait établi dans sa demeure la règle de Saint-Sulpice : on faisait en commun chaque jour l'examen particulier, la lecture spirituelle et la prière du soir, et chaque mois un jour de retraite. C'était bien là le milieu qui convenait à l'abbé Richard. Par la conformité de leurs goûts et de leurs vues, par l'unanimité de leurs sentiments, l'Évêque et le vicaire général ne font bientôt plus qu'un cœur et qu'une âme.
Source : Gallica

Louis-Henri-Joseph Luçon Oraison funèbre de son éminence le cardinal Richard… (1908)

Le clergé cherche aujourd'hui à reconquérir son ancienne influence par la science et par l'action sociale : c'est bien, c'est nécessaire. Mais qu'il le sache bien, la condition indispensable du succès de ses efforts : c'est la sainteté. Seule, la sainteté peut concilier au prêtre la confiance des peuples ; si elle lui manque, si seulement on le soupçonne de n'être pas ce qu'il doit être, ni la science, ni les procédés modernes, ni les œuvres elles-mêmes n'empêcheront la confiance de s'éloigner de lui.
Source : Gallica

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