Résumé

J. Coste Discours (sur Jean Plantavit de La Pause… (1859)

Grâces à Dieu, Messieurs, ces malheurs sont loin de nous. Il a suffi d'une main puissante et ferme pour réfréner cette tourbe
aux mauvais instincts qui nous menaçait du pillage, de l'incendie et du crime. La guerre civile a été scellée dans son noir tombeau; tant que le pied du grand homme pèsera dessus, soyez sans crainte, elle ne saurait en sortir.
Proscrit par la haine de Richelieu, l'Évèque de Lodève fut obligé de chercher un abri dans les montagnes. Il alla manger le pain noir du fugitif dans la chaumière d'un pauvre paysan, à la générosité duquel il confia sa retraite.
Source : Gallica

J. Coste Discours (sur Jean Plantavit de La Pause… (1859)

A grands frais, il fit venir du blé qu'il distribua aux pauvres; les plus malheureux étaient les mieux traités; son palais devint le palais de la Providence; et, non content de distribuer le pain, il donnait, en même temps, l'aumône de ses consolations qui découlaient d'un cœur tiède de larmes et de charité.
Pour occuper les bras de tant d'hommes valides, il entreprit alors de construire le Parc et le jardin de Prémerlet. A lui donc revient l'honneur d'avoir doté la ville de Lodève d'une promenade, le charme des habitants, l'admiration des étrangers.
Source : Gallica

J. Coste Discours (sur Jean Plantavit de La Pause… (1859)

Plantavit arriva à la cour au moment où
le poignard de Ravaillac venait de plonger la nation dans le deuil. Paul V, à cette nouvelle, avait dit, les larmes aux yeux, au cardinal d'Ossat : « Vous avez perdu un bon maître, et moi, mon bras droit. »
Marie de Médicis était régente; c'était une femme hautaine, implacable, se dévouant sans mesure à ceux qui lui plaisaient, et poursuivant de sa haine ceux dont elle se croyait offensée. Le jeune aumônier ne se laissa point éblouir par cette haute position.
Source : Gallica

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