Charles Crapelet

Résumé

Charles Crapelet Le Cardinal de Richelieu (1839)

« Voilà un grand politique mort, » dit froidement le Roi en apprenant cette nouvelle. Le peuple qui ne réfléchit pas, alluma des feux de joie ; les gens sages, inquiets de l'avenir et des calamités prochaines d'une nouvelle Régence, virent avec douleur la mort de celui qui avait fait, pendant tout ce règne, la sûreté de la France. Qui avait raison de se réjouir ou de s'affliger? Qu'allaient devenir et la France et l'Europe, maintenant que la main qui dirigeait tout, s'était pour jamais retirée?
Source : Gallica

Charles Crapelet Le Cardinal de Richelieu (1839)

Mais il fallait proposer des moyens pour mettre fin à ces discordes fatales ; Richelieu ne balance pas. Il y a, selon lui, deux moyens d'en finir : le premier, c'est son propre éloignement : « Si le remède est bon, c'est celui qu'il faut choisir, et qu'il désire en son particulier. » Mais il a soin d'ajouter « qu'il y a beaucoup de choses à considérer. » Le second, qu'il ose à peine proposer, c'est l'exil de la Reine mère. Il sait bien « que beaucoup exerceront à celte occasion leur esprit, leur langue et leur plume; » mais peu lui importe, tout disparaît à ses yeux devant le bien de l'État.
Source : Gallica

Charles Crapelet Le Cardinal de Richelieu (1839)

Ainsi attaquée à la fois sur tous les points de son immense empire, la maison d'Autriche doit enfin s'épuiser dans un dernier effort, et porter la peine de sa gigantesque ambition.
Certes c'était la marque d'un puissant génie que d'avoir conçu un pareil plan, et organisé la guerre sur une aussi grande échelle ; malheureusement, quoi qu'eût fait Richelieu, la nation n'était pas encore à la hauteur d'une semblable lutte, et la grandeur même de l'entreprise nuisit à la rapidité des succès.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature