Gisèle Vallerey

Richelieu (1933)

Résumé

Gisèle Vallerey,  Richelieu (1933)

“ Il n'a pas été précepteur du duc d'Anjou, lui!
— Non, mais si jeune qu'il soit, il a en lui le ferment de l'intrigue. Il rêve peut-être, étant grand ami de Monsieur, de devenir favori d'un roi.
— Et comment ce complot est-il venu à votre connaissance? fit le roi qui avait rougi.
— La jeunesse est imprudente et se répand en paroles, Sire. Monsieur de Chalais a eu le tort de dire une fois tout haut : « Si on ne peut pas se battre avec un cardinal, du moins peut-on le supprimer! »
”
Source : Gallica

Gisèle Vallerey,  Richelieu (1933)

“ Avons-nous décidément la guerre avec l'Espagne?
— C'est bien pire, fit Barbin qui s'assit avec fatigue sur un siège. Sa Majesté Henri IV, roi de France et de Navarre vient d'être assassinée en pleine rue de sa capitale par un fanatique.
— Que dites-vous? s'écria l'évêque de Luçon qui chancela de surprise. Le roi assassiné? Est-il... mort?
Barbin inclina la tête.
— Hélas oui, dit-il. C'est une grande perte que fait la France et à un grave moment de son histoire. La douleur et la colère du peuple sont effroyables... Mais, mon cher évêque, il n'y a pas de temps à
perdre.
”
Source : Gallica

Gisèle Vallerey,  Richelieu (1933)

“ Sur le point de s'entretuer, Boutteville et Beuvron ont eu un éclair de raison et se sont réconciliés. Tous trois se sont enfuis.
— Qu'allez-vous faire, Monsieur le Cardinal?
— Sire, les édits sont formels. La mort stupide sans utilité et sans gloire ne doit pas vous priver de vos meilleurs serviteurs.
— Mais Boutteville est d'une si noble maison !
— La leçon sera d'autant plus complète, Sire. Il s'agit de couper la gorge aux duels ou aux édits de Votre Majesté. La peine de mort! Si nous faiblissons, cette coutume affreuse continuera ses ravages. Enlevons-lui ses futures victimes.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature