Résumé

Baptiste Capefigue Le cardinal de Richelieu : les cardinaux-ministres (1865)

Comme le temps porte le changement, Un siècle prend ce qu'un autre donne.
Qu'ont profité ces fronts audacieux, De s'opposer au favori dès dieux ? Les plus huppés y ont perdu la tête. Que faut-il donc pour accomplir en moi Et terminer le cours de ma conquête? Que le nom seul ou le titre de roi.
Cette ambition était le grief considérable qu'on opposait constamment à Richelieu ; il n'y avait d'autre roi, d'autre prince en l'État que lui, et Louis XIII n'était que le reflet de son pouvoir : on accusait le cardinal d'aspirer, par ses alliances de famille, à la souveraineté.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue Le cardinal de Richelieu : les cardinaux-ministres (1865)

Rueil était comme une étape jetée entre le Louvre et Saint-Germain, où le roi pouvait s'arrêter dans ses parties de chasse. A côté du vieux château, véritable forteresse du moyen âge avec ses créneaux, ses tourelles défendues par des pièces d'artillerie, le cardinal fit construire un splendide bâtiment, d'un luxe presque royal, au-dessus des magnifiques jardins (ils servirent de modèle à Versailles) ; les souvenirs de l'Arioste et du Tasse vivaient dans les dessins; des massifs d'arbres, des grottes, des fontaines, jetés avec un art infini au milieu d'un parc immense.
Source : Gallica

Baptiste Capefigue Le cardinal de Richelieu : les cardinaux-ministres (1865)

Désormais, dans l'esprit ferme et résolu du cardinal de Richelieu, il n'y eut plus qu'une pensée juste, logique, c'est qu'il n'y aurait jamais de gouvernement régulier en France tant que les calvinistes formeraient un pouvoir, une nation à part, avec des places de sûreté, des assemblées particulières et des seigneurs indépendants ; que pour obtenir la force nécessaire à un grand système d'unité, il fallait leur faire une guerre à outrance, dompter leur chef, démanteler leurs places, et qu'on devait commencer par leur puissant foyer, La Rochelle.
Source : Gallica

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