Eugène Morel

Eugène Morel

Résumé

Portrait de Eugène Morel Eugène Morel,  Terre Promise

“ Oh ! le peuple, roi pas assez roi, ne tua pas assez !... la trombe qui s’abattit en ébranlant la terre, cassa ce qui se dresse, épargna ce qui rampe ! — Mais eux, je crois qu’ils ont tué suffisamment ! Ce n’est pas la convalescence, c’est l’agonie.
L’on est vieux, l’on est las, et faible, l’on est humble, et la bête blessée lèche le sang de ses plaies.
Ici une société meilleure... maintenant ! Non.
Il est des terres neuves, ou créant de pied en cape la société qu’il rêve, à sa mesure l’homme peut se tailler une patrie.
”
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Portrait de Eugène Morel Eugène Morel,  Terre Promise

“ Pour consoler les hommes de la vie misérable, révolte et religions apportent outre-tombe d’indiscutables joies...
Ne pas vivre, ne pas vivre, la tombe tout de suite !
Des malheureux y ont couru, père, mère, enfants, tous ensemble, à la mort qui guérit la misère. Tous ensemble... L’on est bien libre ! Ce n’est pas comme le travail, qui n’est libre que s’il en reste ! La vie mène là par une route longue et dure. Abrège. Cesse d’être exploité, sois mort. Car tu es libre... Arracher au malheur soi-même et ceux qu’on aime, et ceux aussi qu’on aurait pu faire naître un jour...
”
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Portrait de Eugène Morel Eugène Morel,  Terre Promise

“ Où cela, ses souffrances ? dans la grande buée d’une vie presque enfuie ? Où ? dans cette mêlée de rage, peine, espoir, désespoir, efforts, de révolte et d’ennui, toute la mort ! où il ne distingue plus que les cadavres de ses joies ? Clignent ses pauvres yeux, harassés de souvenirs.
Le pâle soleil de France tombe des vitres hautes, éclaire la foule terreuse, déguenillée, fébrile, et, sur les murs blafards, l’auréole de drapeaux des Mariannes de plâtre, — mais pâle, pâle soleil ! le vieux n’y peut plus lire, ne peut plus lire qu’en lui-même...
”
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