Louise Michel,
Prise de possession
“ Les promesses fallacieuses miroitant aux yeux des meurt-de–faim ne pourront pas durer éternellement. Un jour, peut-être proche, du fond du désespoir soufflera la révolte, est-ce par une grève générale, par une catastrophe, l’écroulement du pouvoir aussi bien que par le soulèvement des foules, qui sait ? On la sent proche, son haleine souffle sur nous froide comme la haine et la mort. La haine du charnier ; des geôles, des lazarets où stupidement comme s’entassent les moutons en attendant le couteau, se tient l’humanité. ”
