Résumé

Pierre Vigier Némésis girondines et chansons politiques… (1871)

Némésis peut mourir, mais elle mourra pure; Fidèle à son parti, fidèle à son drapeau, La fierté dans le cœur, sa cocarde au chapeau ?
Oh ! non, ne pensez pas qu'elle se prostitue.
On peut mourrir de faim. mais la honte aussi tue.
L'une brise le corps sous le poids du malheur, Sous le poids du mépris, l'autre brise l'honneur !
Eh bien! donc, que la faim déchire sa poitrine, Que la réaction travaille à sa ruine, Qu'elle laisse à dessein ses bras inoccupés, Et que du même coup ses enfants soient frappés.
Elle démasquera la bassesse et le vice ; Pour ses frères du peuple elle dira : JUSTICE!
Source : Gallica

Pierre Vigier Némésis girondines et chansons politiques… (1871)

Mais la corruption n'a pourri que l'écorce: L'arbre est toujours debout, plein de sève et de force ; Car le peuple géant aux musculaires bras, Noble cœur qu'on égare et qu'on n'achète pas, De quelques intrigants incessante pâture, Au creuset du malheur s'ennoblit et s'épure !.
Viens donc ma Némésis, avant que tes pamphlets Ne viennent du veau d'or châtier les valets ; Avant de démasquer et de flétrir l'usure, D'un cœur noble et vaillant viens panser la blessure ; Au nom de l'ouvrier qui t'appelle sa sœur, Viens des abandonnés bénir le défenseur.
Source : Gallica

Pierre Vigier Némésis girondines et chansons politiques… (1871)

A leur soif de richesse, à leur servilité, A leur haine du peuple il faut la royauté.
Ceux-là veulent Chambord et ceux-ci la régence ; D'autres Napoléon ! tous veulent la puissance.
Voilà trois prétendants, trois drapeaux, trois partis, Qui veulent à la fois gouverner le pays.
Ils font pour triompher des efforts inutiles ; Ils empruntent leur force aux discordes civiles ; Ils traînent sur leurs pas la misère et la faim ; Du père sans travail, de l'ouvrier sans pain, Ils espèrent lasser le courage civique, Et par leur désespoir tuer la République !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature