Résumé

Jules Mullet Coups de balai, impromptus poétiques… (1899)

L'VENDREDI-SAINT
Aux Athées Socialistes
Je m' souviens, j'ai tell'ment d'mémoire, Qu'étant encore emmailloté, L'Saint vendredi, j'voulais pas boire Le lait qui m'était présenté. Tout d'un coup, je cessais de rire, Mes menottes repoussaient le sein De ma nourrice, semblant lui dire : J'fais jamais gras, l'Vendredi saint.
Y'a d'ces gens qu'ont la conviction Qu'en faisant maigr' l' ciel les attend, Et qui, suivant leur religion, Au lieu d'viande, s'envoyent un hareng. Quand de Pâques, l'avant-veille arrivé, Moi, j'boulotte pour quat'sous d'boudin : Un' chopine me rince la gencive.
Source : Gallica

Jules Mullet Coups de balai, impromptus poétiques… (1899)

C'est un maître. Sur tout il est épineux Et si l'on l'trait'de raileux Lequel qui rentr' en fureur
C'est l'Appareilleur. (bis)
Tailleurs de pierre, marbriers Y compris les jardiniers Et pour vous messieurs les scieurs C'est un maître.
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Il faut bien lui savoir plaire
Car dès qu'il vous a dans l'blaire
Lequel fait votre malheur
C'est l'Appareilleur. (bis)
S'il fait cornard l'ouvrier C'dernier n'a qu'à s'incliner A tout seigneur tout honneur
C'est un maître. Quand il fera votre feuille, Amis faites en votre deuil L'on peut travailler ailleurs
Sans Appareilleur. (bis)
DU PAIN !
Source : Gallica

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