Résumé

Les Tyrtéennes (1872)

“ Quand nous aurons leur or, nous aurons leur génie; Paris ne sera plus dans Paris. On renie, Déjà, cette cité qui suinte l'agonie, Pour chanter Berlin. Gloire à Dieu!
Gloire à Dieu ! L'Allemagne ornera ma couronne.
Notre Fritz règnera sur elle. Sadowa Nous la promit; mais c'est Sedan qui nous la donne.
L'Autriche, pâle étoile, à l'horizon s'en va, Comme un astre déchu qu'a remplacé le nôtre.
Si je suis l'Empereur, je suis aussi l'apôtre.
Mon droit ne le cède à nul autre ; Mon char a désormais l'appui d'un double essieu ; Je suis le Roi des Rois. Il est bon qu'on le sache!
”
Source : Gallica

Les Tyrtéennes (1872)

“ Mais rien ! rien ! si ce n'est la retraite sonnée, Dès que, sur la hauteur, la victoire étonnée Voit s'arrêter soudain ses amants d'autrefois; Si ce n'est un essai tenté pour la séduire,
Lorsque l'on voit combien, pendant nos sombres jours, Le peuple est supérieur à ceux qu'il suit toujours,
Comment ne pas comprendre, alors, qu'ils le haïssent, Que ces efforts puissants, ils les anéantissent ; Et qu'entre l'étranger qui les menace, et lui, Leur cœur pour l'étranger se prononce aujourd'hui?
Au plus beau des trépas le peuple veut les suivre ; L'étranger les caresse et les laissera vivre
”
Source : Gallica

Les Tyrtéennes (1872)

“ Le peuple que l'on aide à cesser d'être esclave, Du concours qu'on lui donne est trop reconnaissant Pour songer à flétrir la couleur qui le sauve.
Le blanc convient au deuil aussi bien que le mauve : Gardez votre drapeau, mais versez votre sang !
Non, vous ne voulez pas avoir cette énergie.
Le pays est aux Rois; ils ne sont pas à lui!
Seule, ayant à son front le bonnet de Phrygie, La République vient à la France aujourd'hui.
C'est vous qui l'aurez faite, en la laissant vous prendre Le droit que vous disiez avoir de nous défendre, Et qu'abdique aujourd'hui votre choix menaçant.
”
Source : Gallica

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