Fernand de Jupilles, Échos de ma forêt : chansons (1902)
“ CYCLONE EN FORÊT A M. d'Estournelles de Constant, Député de la Sarthe. Par l'un des souriants dimanches Où l'on respire le printemps, Où les gais oiseaux concertants Gazouillent, volant par les branches, Tout à coup, enflammant les airs, Voici la foudre et les éclairs Sans arrêt sillonnant l'espace : C'est le noir cyclone qui passe ! On croit sentir trembler la terre Et le vent souffle en tourbillon, Traçant un effrayant sillon. Semblant vomis par un cratère, Les plus gros chênes, les aînés, Volent dans l'air, déracinés ; La tempête à rien ne fait grâce : C'est le noir cyclone qui passe ! ”
