Jacques Martel, Le Pays, poèmes (1928)
“ La rude tâche qu'on achève Venge des sots et des méchants. Tout homme a de mauvais penchants. Songe à les combattre sans trêve, Au lieu de courir un beau rêve Qui meurt dans le feu des couchants... Philosophe, sur ta galère, Rame sans bruit et sans colère, Un jour tu parviendras au port. Et, si tu sais vieillir en sage, Tu pourras attendre la mort Près du clocher de ton village. LE PAYS J'ai conservé de toi, pays qui m'as vu naître, Un souvenir si jeune en mon coeur déjà vieux, Que, bien souvent, le soir, quand l'ennui me pénétre, Ta reposante image apparaît à mes yeux. ”
