François Fabié,
Vers la maison
(1899)
“ Comme il faut pourtant, tôt ou tard, qu'on pleure, Que sur chaque toit fleurisse un souci, Sous peu de ma mort arrivera l'heure : Vous me pleurerez, mes cloches, merci! Vous serez aux mains de mon fils, j'espère. Moi, dans le cercueil, raide, sourd, glacé; Comme je sonnai jadis pour mon père, Lorsque près de lui l'on m'aura placé, Mon fils sonnera pour moi, je l'espère! Mais trêve aux pensers de mort et de deuil! La noce déjà sort du porche; alerte, Jeanne et Marion, cloches mon orgueil! Suivons les époux par la plaine verte Et bénissons-les jusqu'à mon vieux seuil! ”
