Résumé

Charles Lemercier Nos mères. Lettre-préface de Mgr Fuzet… (1930)

Pour tout enfant sa mère est l'ange qui le garde, L'ange aux yeux de douceur, l'ange pieux et pur, Qui lui montre le Ciel et dit tout bas : « Regarde ! » Lorsqu'il va trébucher dans un sentier obscur.
Aussi, c'est à tous ceux qui connurent leur mère, C'est-à-dire à tous ceux qui peinent ici-bas,
Que je donne ces vers, comme on offre à son frère Le portrait de parents qu'on ne reverra pas.
Pour son Portrait
En ces vers je voudrais graver ta chère image,
Fixer le noir velours de ton regard profond, Le délicat pastel de ton frêle visage Et le léger frisson de ta main sur mon front.
Source : Gallica

Charles Lemercier Nos mères. Lettre-préface de Mgr Fuzet… (1930)

Depuis, des millions et des millions d'hommes De cet homme sont nés pour vivre et pour souffrir; Ce qu'ils furent un jour aujourd'hui nous le sommes; Le chef-d'oeuvre de Dieu ne pouvait pas mourir.
Et tout le genre humain n'est qu'un tableau superbe Où chaque siècle ajoute, à son tour, sa beauté. Et dans les derniers nés s'épanouit la gerbe Par Dieu semée aux bords de son éternité !
Par un enchaînement sublime et magnifique L'être qui naît dépend de celui qui s'en va,
Reproduit en son coeur, comme un portrait mystique, Les amours, les espoirs, dont un autre rêva.
Source : Gallica

Charles Lemercier Nos mères. Lettre-préface de Mgr Fuzet… (1930)

Je sais qu'en mon berceau rayonna ta lumière Et que c'est son reflet qui brille sur mon front, Je sais que tu m'aimais dès mon aube première Et que c'est dans ton sein que mes os dormiront.
Aussi je me repens et je t'aime ! je t'aime ! D'un amour plus fervent d'avoir enfin compris ! Et parce que l'épreuve a mis sur ton front blême L'émouvante beauté des visages meurtris !
Toutes les Mères
C'est la maternité qui consacra la femme,
Qui mit une lueur plus douce dans ses yeux ; Et, plaçant l'auréole à son front radieux,
Fit son coeur plus aimant et plus pure son âme.
Source : Gallica

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