Alexandre Ducros

Résumé

Alexandre Ducros Les capricieuses : poésies (1854)

LE REVE D'UN ANGE.
A JEAN REBOUL.
Pauvre mère, ton fils est mort ! L'Ange et l'Enfant, J. REBOUL.
Oh ! ma mère ! pourquoi ces pleurs Qu'en secret je te vois répandre? Tu me dis , hélas! que je meurs !... Non; dans le ciel je vais me rendre. Est-ce mourir d'aller à Dieu Goûter un bonheur sans mélange? Que de fuir ce terrestre lieu Pour aller vivre comme un ange?
Lorsque auprès de moi tu veillais, Que la nuit couvrait de son voile Le monde, et que je sommeillais, Sur mon front une blanche étoile Est descendue, et puis, mes yeux Ont vu de splendides phalanges.
Source : Gallica

Alexandre Ducros Les capricieuses : poésies (1854)

Je vous l'ai déjà dit : sur sa chaise de paille, Libre, dès le matin, elle chante et travaille. Ses sens dorment encor; les vives passions Au coeur de cette enfant sont loin d'être germées. Sa joie est dans sa mère, et ses fleurs bien aimées, Dans son beau ruban blanc et ses jeunes chansons.
H.
AMOUR.
Ton front est inquiet, Ô Marie ! et ta mère Ne t'a pas entendu répéter la prière Qu'ensemble, à ton chevet, vous faisiez le matin. Bien des fois de tes doigts ton aiguille est tombée ; Vis-à-vis ton regard erre à la dérobée, Et ton oiseau tout seul a chanté son. refrain.
Source : Gallica

Alexandre Ducros Les capricieuses : poésies (1854)

Rêve qui, chaque nuit, s'achève et recommence, Oh! tu n'es point de ceux qui viennent abuser. L'âme que tu ravis, est comme un lac tranquille : Nul remords ne la trouble, et tu la vois, docile, S'endormir, s'éveiller au bruit d'un doux baiser.
Un baiser de sa mère ! Oh ! c'est tout ce qu'elle aime!
Pour elle, sa tendresse est divine et suprême!
—Son père, hélas ! son père est mort depuis longtemps.
Depuis, tout son amour s'est porté sur sa mère :
Pour elle ses baisers, pour elle sa prière;
Pour elle, doux trésors ! les fleurs de son printemps.
Source : Gallica

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