Alexandre Ducros, Les capricieuses : poésies (1854)
“ LE REVE D'UN ANGE. A JEAN REBOUL. Pauvre mère, ton fils est mort ! L'Ange et l'Enfant, J. REBOUL. Oh ! ma mère ! pourquoi ces pleurs Qu'en secret je te vois répandre? Tu me dis , hélas! que je meurs !... Non; dans le ciel je vais me rendre. Est-ce mourir d'aller à Dieu Goûter un bonheur sans mélange? Que de fuir ce terrestre lieu Pour aller vivre comme un ange? Lorsque auprès de moi tu veillais, Que la nuit couvrait de son voile Le monde, et que je sommeillais, Sur mon front une blanche étoile Est descendue, et puis, mes yeux Ont vu de splendides phalanges. ”
