Souvenirs du passé (1897)
“ Car là-bas on t'attend, là-bas on te désire, Un coeur qui bat pour toi près de ton coeur soupire, La nature a pour vous de doux frémissements, Tout sourit, le printemps, le gazon et la mousse, Pour vous la marguerite a la réponse douce : C'est le rêve d'amour, c'est le rêve à vingt ans. Dans ces vers faits pour toi j'ai mis toute mon âme, Nous t'aimions jeune enfant, nous t'aimons jeune femme, Dans ton aube qui luit du coeur nous te suivrons Comme on suit du regard l'oiseau qui bat de l'aile, Et par le souvenir, quand nous serons loin d'elle, Nous sentirons encor son souffle sur nos fronts. ”
