Maurice Bouchor,
Lecture et récitation : petits poèmes expliqués par l'auteur à l'usage des écoles…
(1909)
“ Prospéro ne souhaitait rien de plus. Il les releva ; et, touché lui-même, jusqu'aux larmes, il les embrassa en signe d'amitié. C'est ainsi qu'un noble coeur se venge en pardonnant. Le roi de Naples restait tout affligé. « Ah ! dit-il, je suis bien puni de ma faute, car mon fils m'a été enlevé pour jamais ! » Prospéro parut compatir vivement à la douleur du roi. « Moi aussi, dit-il, j'ai perdu un être qui m'était bien cher: une fille tendrement aimée... » Alors le roi s'écria : « Que ne sont-ils vivants l'un et l'autre, pour être d'heureux époux, et, plus tard, roi et reine de Naples ! » ”
