F.-Henry Nadaud, La patrie en deuil... : nihil sine patria (1872)
“ Puis, l'ombre se recueille Et, retenant son coeur qui, tout meurtri, s'effeuille, Elle avance et me dit : — « Suis-moi !... » — « Je l'obéis « Ombre de mon Pays ! » Que vois-je ?... Des débris !... Sont-ce ceux d'une orgie ?... Auprès de moi pourquoi cette terre rougie ? ... Est-ce du vin jailli de son généreux flanc?... Sont-ce des flots de pourpre, échappés?... C'est du sang!... Ici... là-bas... plus loin... autour... du sang encore ! Ah !... de tous nos malheurs je distingue l'aurore ! Le jour le plus brillant devient terne le soir. Où se posa l'effroi la haine vient s'asseoir. ”
