Résumé

F.-Henry Nadaud La patrie en deuil... : nihil sine patria (1872)

Puis, l'ombre se recueille Et, retenant son coeur qui, tout meurtri, s'effeuille, Elle avance et me dit : — « Suis-moi !... » — « Je l'obéis « Ombre de mon Pays ! »
Que vois-je ?... Des débris !... Sont-ce ceux d'une orgie ?... Auprès de moi pourquoi cette terre rougie ? ... Est-ce du vin jailli de son généreux flanc?... Sont-ce des flots de pourpre, échappés?... C'est du sang!... Ici... là-bas... plus loin... autour... du sang encore ! Ah !... de tous nos malheurs je distingue l'aurore ! Le jour le plus brillant devient terne le soir. Où se posa l'effroi la haine vient s'asseoir.
Source : Gallica

F.-Henry Nadaud La patrie en deuil... : nihil sine patria (1872)

Si, loin de l'être aimé, l'astre du jour se lève Et du pays d'exil vient éclairer le sol, Entre le sol muet et le ciel sans nul rêve Le coeur, triste, suspend son inutile vol.
Quand de sa soeur une âme est séparée, Et qu'un rayon d'espoir l'éclairé de son jour, L'exil devrait, sur sa route barrée, De ce rayon faire un rayon d'amour.
Trop plein de souvenirs, des longs jours qu'il dénombre Le coeur de l'exilé boit lentement le fiel. La foi s'éteint sous lui comme le jour sous l'ombre Quand dans ce qu'il n'a plus il reconnaît son ciel.
Source : Gallica

F.-Henry Nadaud La patrie en deuil... : nihil sine patria (1872)

Le second, par l'amour de la patrie qui se laisse voir au travers de l'amour pour une femme,
En écoutant ce chant de patriotique obéissance et de douloureuse séparation, je sentis mon coeur s'émouvoir et, sans entrer ici dans des détails qui rempliraient des volumes, je dirai que je vis l'amour sous toutes ses nuances.
L'amour de la Patrie, que beaucoup, peut-être, n'ont pas remarqué dans la romance dont il s'agit, m'apparut en première ligne... Je vis quelque chose à faire sur ce noble sujet...
Je vois partout, et sur tout, quelque chose à faire, moi!...
Source : Gallica

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