Nelly Hager, Le drapeau de Valmy (1882)
“ A Heilsberg l'aveu était sur mes lèvres ; mais une crainte m'a retenu. Si j'étais mort le lendemain, quels regrets auraient été les vôtres !... Avec un doute sur mon amour, votre deuil eût été moins profond. Être aimé de vous !... Franziella, est-il un bonheur comparable au mien ?... Posséder ce coeur si pur, si ardent, si loyal ; avoir pour compagne de ma vie une femme d'une si belle intelligence, d'un caractère héroïque jusqu'au martyre ; qui sera à la fois l'amante et l'amie. Que sont les tristesses passées à côté des joies infinies que nous réserve l'avenir ?... ”
