Alfred Des Essarts, Marthe (1866)
“ En un mot, il n'y a pas dans sa vie de ces brouillards qui pèsent si lourdement sur toute l'existence d'une fille pauvre. Moi je n'ai ni la liberté de mes jours, ni celle de mon esprit ; je ne puis sortir de la maison où l'on m'emploie ; tous les yeux sont fixés sur moi; je dois un continuel exemple. Mes semblables et moi nous devons poser pour le modèle des vertus, de la patience, de la résignation, de la modestie, de la simplicité. Ah ! si j'avais le malheur de porter des volants !... J'en reviens à Mlle Sarradin, qui m'enveloppait de la flamme dévorante de son premier regard. ”
