Rodolphe Töpffer

Rodolphe Töpffer

Résumé

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Le Presbytère, par R. Töpffer (1846)

“ Je le sais, Charles, ces réflexions vous semblent superflues ; votre coeur tout rempli de joie, de reconnaissance, d'affections vives et tendres, l'est en même temps du courage, de la force, des vertueux transports que provoquent ces bienfaisants sentiments; tout vous paraît possible, aisé, doux, plein de charme. Mais hélas! ceci est l'illusion du bonheur et de l'âge; aucune vie, mon bon'ami, ne s'achève sans mauvais jours, sans obstacles, sans sacrifices, sans peines; nul coeur n'est à l'abri des séductions, des combats, de la langueur; nulle situation n'est constamment heureuse ou facile. ”
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Le Presbytère, par R. Töpffer (1846)

“ L'air gauche, c'est vrai; mais par-dessous cet air, l'orgueil, le triomphe, et, au lieu d'envie, pitié, compassion, je vous assure, pour tout ce qui n'est pas moi ! Car je songe à vous, Louise; et, vous comparant à toutes ces jeunes personnes que je vois; comparant mon sort et mon avenir à celui de tous ces jeunes hommes, je frémis de joie dans mon coin, et tel qui, me voyant rougir, l'interpréterait à modestie, se tromperait fort.
Parmi ces jeunes gens, j'en connais qui sont remplis de mérite, et dont l'amitié me flatterait autant qu'elle me serait douce.
”
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Le Presbytère, par R. Töpffer (1839)

“ Je ne songe plus à M. Ernest, plus à ce portier; au loin les fantômes ! je n'ai devant les yeux que cet avenir qui vous est cher, dites-vous, comme à moi; que ce temps heureux où j'aurai conquis, vous m'en donnez l'assurance, l'indulgence de votre bon père, et son coeur, si lent à m'aimer... Ah ! ne redoutez, Louise, ni imprudence , ni découragement, ni revers ; et si c'est sur moi que se portent vos craintes, chassez-les sans retour. Quand vous me parlez, je me sens une force, une volonté, une sagesse !... Parlezmoi souvent, c'est ma seule prière, et alors je réponds de moi. ”
Source : Gallica

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